Interview
Quelques explications sur les chansons de Dido
21/11/11
Vous vous êtes peut-être déjà posé la question de savoir quelle était la signification de certaines chansons de Dido. J’ai trouvé quelques précisions concernant certaines de ces chansons et je vous propose tout ça pas plus tard que tout de suite.
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Don’t Think of Me: Chanson écrite avec son frère Rollo. Il venait de rompre avec sa petite-amie et Dido l’a trainé en studio pour écrire une chanson à ce sujet. Le petit morceau murmuré à la fin de la chanson donne quelque chose dans ce genre, « When I was a child I used to dream about being in another house and another family… » (« Quand j’étais enfant, je rêvais souvent d’être dans une autre maison et avec une autre famille… ») mais Dido a dit que le reste que le reste ne voulait pas dire grand chose. Comme c’était ridicule, ils ont baissé le son sur cette partie de façon à ce que l’on ne puisse pas entendre ce que Dido dit.
Thank You: Une chanson écrite pour Bob (un ex de Dido) composée en 10 minutes. Selon ses propres mots, cela parle d’avoir une journée « de merde » mais votre moitié(e) vous permet de surmonter cela et d’aller de l’avant. Elle dit souvent de cette chanson que c’est une de ses préférées sur l’album No Angel.
Honestly OK: Chanson écrite pour elle même pendant une période difficile. Dans une interview, elle déclare à propos de Honestly OK, « Ca ressemble presque au thème de tout l’album, essayer de devenir autonome, d’être une femme indépendante. Je crois que cette chanson est plus à propos d’une réelle dépression due à la solitude et toutes ces choses que vous voulez évacuer parce que ces moments sont horrible à vivre. En fait, je n’ai pas écrit cette chanson pour moi, je l’ai écrite pour quelqu’un d’autre. Mais il est sûr que je suis un loup solitaire et malgré le fait que j’aime profondément la présence des gens, je suis une personne solitaire. »
Hunter: Une chanson à propos de trouver la force de se débrouiller seule. C’est à propos de ces moments où vous savez que vous voulez être indépendant mais que vous ne l’êtes pas encore.
I’m no angel: Écrite en excuse à Bob après être partie pendant un long moment en tournée avec Faithless. Elle a plaisanté à ce propos lors de la tournée de No Angel en disant que maintenant elle devait lui écrire une autre chanson encore meilleure que celle-ci.
Don’t leave home: Une chanson en rapport avec la dépendance à la drogue. Elle est chantée du point de vue de la drogue.
Afraid to Sleep: Elle était seule dans un hôtel à Los Angeles lorsqu’un tremblement de terre a commencé et elle s’est alors réfugiée dans la baignoire ne réalisant que plus tard que c’est la procédure à suivre en cas de tornade. Elle ne pouvait pas dormir après ce séisme alors elle a appelé tout ses amis et a composé cette chanson.
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Note: Je suis vraiment désolé du peu de mises à jour ces dernières semaines, ça a été très chargé personnellement. Heureusement, l’actualité de Dido est resté au point mort. J’imagine qu’elle a accouché maintenant vu que les 9 mois sont écoulés mais on n’a toujours aucune nouvelle officielle. Il faut donc prendre son mal en patience (on a l’habitude quand on est fan de Dido). J’essayerai de combler comme je peux avec ce que je trouve dans les prochaines semaines en essayant de caler ça dans mon planning ! Merci à tous de votre patience !
Nouvelle interview rétro
5/05/11
Cela fait maintenant plusieurs semaines que nous n’avons plus aucune nouvelle de Dido. Est-elle toujours en studio ? Nul ne le sait. Et même si cette discrétion est la marque de fabrique de la chanteuse britannique, je suis obligé de trouver un peu de contenu à vous mettre sous la dent. Je vous propose donc une nouvelle interview rétro. Je ne sais pas de quel magazine elle provient mais vous trouverez, je l’espère, quelques réponses intéressantes. Cet entretien doit dater approximativement de 2001. Bonne lecture.
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J’ai entendu dire que vous aviez écrit Thank You pour votre petit ami. Est-ce que ça ne vous trouble pas un peu que cette chanson soit désormais assimilée à l’image d’un fan détraqué d’Eminem ?
Je l’ai écrite pour mon petit ami mais, vous savez, quand vous écrivez des chansons, elles peuvent prendre très rapidement des significations différentes. Je sais parfaitement ce qu’elle signifiait pour moi quand je l’ai écrite mais à chaque fois que je la chante, elle prend une autre dimension. Ce n’est jamais qu’une signification de plus. Mais j’aime le fait qu’Eminem l’ait détourné comme il l’a fait, pour lui faire dire totalement le contraire en utilisant exactement les mêmes mots. C’est très ingénieux.
Thank You a été choisi comme sample par Eminem et pour la bande son du film Sliding Doors et Here With Me a été utilisé pour le thème du générique de la série télé Roswell. Quel effet ça fait ?
C’était cool mais en ce moment beaucoup de chansons sont utilisées pour le cinéma, les séries télé et tout ça mais Roswell, c’était formidable et Eminem encore plus. Vous savez, les choses arrivent et ce qui m’est arrivé m’a mis dans la lumière. Sur Roswell, vous savez, ils sont toujours à la recherche de nouveaux thèmes musicaux et j’étais vraiment heureuse de leur donner Here With Me après avoir vu quelques épisodes de la série. Quant à Eminem, j’étais évidemment heureuse de bosser avec lui.
Et Roswell ?
Oui, c’était vraiment chouette. Ça a été une sacrée publicité, il y avait des gens qui regardaient la série juste pour entendre la chanson et ils ont finalement découvert qui l’avait faite et c’est à ce moment là que l’album a atteint le sommet des hit-parades. Et puis Eminem est arrivé juste après, donc c’est comme si les deux événements avaient été liés.
Quel effet ça vous fait d’avoir fait ce fantastique album et ensuite de connaître le succès grâce à Roswell et Eminem. Est-ce que cela vous attriste que ce ne soit pas l’album seul qui ait provoqué cela ?
Mais c’est l’album qui a fait ça. Il était déjà disque d’or aux Etats-Unis. Here With Me a juste été entendu par les bonnes personnes mais à ce moment là, il passait déjà en radio depuis un bon moment, alors… Il était en single depuis 9 mois. Je pense que de nos jours, ce n’est plus qu’une question de personnes à qui on a fait entendre un peu de ce que vous faîtes et qui ont été matraqués de pub suffisamment pour aller acheter le disque. Ce qui me ferait de la peine, ce serait que les gens viennent me voir et me disent qu’ils ont aimé la chanson de Roswell ou peut-être Thank You mais qu’ils n’ont pas aimé le reste de l’album mais ça n’est jamais arrivé. Donc je ne le vois pas ainsi parce que le disque était déjà dans les charts quand les chansons ont été choisies pour d’autres choses. Tout ce que ça a fait, c’est que plus de gens l’ont entendu.
C’est juste la manière dont les européens voient votre succès…
Oui, ça a été un peu bizarre en Angleterre et en Europe et je ne les blâme pas d’avoir eu cette impression car je l’aurais eu moi-même… parce que je regarde la télé et qu’on y voit Stan et bla bla bla. Mais c’est une arme à double tranchant, tout ce battage à la sortie de l’album.. C’est sympa bien sûr mais il n’a pas eu la chance de n’être qu’un album, vous voyez. Comme il l’a eu en Amérique. Mais je pense qu’il faut juste que je remette les choses au clair pendant la tournée et je pense que d’ici quelques mois, toute cette histoire devrait être oubliée. Ce qui est positif c’est que les gens mentent mais c’est lassant, surtout en Angleterre, où la première chose que tout le monde a découvert, c’est le truc avec Eminem. J’ai parlé à mon frère et il était du genre : « Calme toi. Ça passera. Here With Me va sortir en single et alors tout le monde réalisera que tout ne se borne pas à une histoire de sample. »
Interview rétro Open Mag
19/04/11
En cette période d’actualité plus que creuse, je me suis dis que ça serait pas mal de vous proposer cette petite interview que j’ai retrouvé sur Internet. Elle date du 23 janvier 2001 et a été publiée dans le magazine Open Mag. L’interview est relativement courte mais je trouve que certaines réponses sont intéressantes. En espérant que Dido nous donne quelques nouvelles prochainement, je vous laisse avec ce petit entretien.
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OpenMag : Lorsque vous étiez choriste dans Faithless, trouviez-vous frustrant de ne pas être sur le devant de la scène ?
Dido : Non, car je travaillais en même temps à mon propre album. Il n’y avait pas de frustration, encore moins de jalousie. Si j’ai participé à l’aventure Faithless, c’est tout simplement parce que j’adorais leur album. C’était plutôt une bonne façon de faire mon apprentissage. J’ai notamment appris à me sentir à l’aise sur scène. Car moi, je n’avais pas la pression du spectacle sur le dos.
OM : Votre frère semble avoir une importance capitale pour vous ?
D : Bien sûr, il fait partie de ma famille mais c’est surtout mon meilleur ami. J’ai en outre beaucoup de respect pour sa musique. Je lui parle presque tous les jours. Comme c’est mon grand frère, c’est lui qui prenait soin de moi lorsque j’étais petite. On partage beaucoup de choses ensemble. On se confie l’un à l’autre et on a les même amis.
OM : Pas comme les frères Gallagher (du groupe Oasis), alors ?
D : Mon dieu, non ! Je me demande quand même parfois ce qui arriverait si nous étions en froid. Je n’arrive même pas à l’imaginer…
OM : Pour quelqu’un qui a joué du violon dans un orchestre classique depuis sa plus jeune enfance, on est surpris d’entendre autant de synthés sur votre album. On vous imaginait plus puriste ?
D : J’adore le son des synthétiseurs et la musique électronique en général. Utiliser des instruments électroniques m’a permis d’amener l’album dans d’autres directions. Et c’est ce que j’aime le plus : écrire des chansons brutes pour ensuite les enrichir électroniquement. De manière générale, si le son me plaît, c’est bon pour moi. J’adore utiliser un orchestre, mais je ne peux pas me l’offrir à chaque morceau. D’ailleurs, je ne pense pas que serait une bonne idée. Faire alterner les cordes et les synthés, cela permet de naviguer dans différentes atmosphères.




